L'anti kamasutra à l'usage des gens normaux

Si le kamasutra avait été breveté, son possesseur aurait délogé depuis longtemps Bill Gates au palmarès des plus grosses fortunes. Pourquoi vendre du pétrole ou des orgasmes ? Etant donné le temps ridicule passé à jouir (quelques secondes), le plaisir est bien plus rentable (et jetable) qu'une boîte de Coca. Armées de leurs redoutables orgasmes multiples, les filles sont une cible de choix ! C'est pour cette raison qu'après le Kamasutra des filles, on a vu arriver celui des gays, des massages, du quotidien, des paresseuses, de l'amour sous-marin, des chats, du 21 ème siècle, des Arabes, sans oublier les versions illustrées - bande dessinée, peinture, photo, vidéo, voire jeu vidéo. Tout est question de packaging puisque le Kamasutra est le seul livre qu'on peut vendre indéfiniment alors que tout le monde l'a déjà lu. Gageons que sa commercialisation serait nettement moindre s'il n'était pas libre de droits !

Résultat des courses : il est impossible d'échapper au Kamasutra. Le Kamasutra nous surveille. Le Kamasutra est le Big Brother et l'étalon de la sexualité moderne. Le Kamasutra ferait mieux de nous laisser tranquilles, parfois, pour apprécier le plus simple des missionnaires. Non, on n'a pas toujours envie de faire la position de la crevette. Non, on n'a pas besoin de se sentir nuls sous prétexte que la levrette marche à tous les coups. Et si on se débarrassait d'un texte qui nous en demande trop, alors qu'on se contente de faire l'amour deux fois par mois ? Et si on pouvait être heureux avec trois positions ?

Autant de bonnes raisons de brûler son Kamasutra.

Extrait de : Antikamasutra à  l'usage des gens normaux



« Le meilleur service que vous pourriez rendre au Kamasutra (après l’avoir lu) serait de vous en débarrasser ou de vous en servir pour caler la machine à laver sur laquelle vous allez faire l’amour. »
Tout de suite, le ton est donné. Il ne s’agit pas ici de tresser des lauriers à un guide vieux de 1500 ans, bien au contraire. Lasse de voir mythifier un ouvrage qui «décrit soixante-quatre positions alors que la plupart d’entre nous en utilisent trois», Maïa Mazaurette s’est alliée au dessinateur
Arthur de Pins, dont elle scénarise les derniers Péchés mignons. Ensemble, ils livrent un Anti-Kamasutra s’adressant aux gens « pas parfaits, mal épilés, éventuellement ivres » . L’occasion pour la blogueuse et romancière Maïa Mazaurette, 30 ans, de détailler sa vision de la sexualité, qu’elle veut «tendre et marrante» , loin de tout stress.

Pour vous, le Kamasutra est un ouvrage « folklorique »…
C’est un objet culte, mais inutile : tout le monde en connaît les positions, mais personne ne s’en sert. Le texte est très vieux, et surtout plus du tout adapté à notre vie, qui a évolué. Aujourd’hui, on l’offre à des copains pour leur faire une blague… J’ai donc voulu mettre les pendules à l’heure, démythifier la sexualité en évitant les poncifs du genre.

Quel plaisir en avez-vous retiré ?
Taper sur ce mythe fut jouissif ! Mais ce fut surtout un prétexte pour prendre de la distance par rapport à notre façon de faire l’amour. Aujourd’hui, les spécialistes de tous bords se contredisent allègrement lorsqu’ils parlent de sexualité. Les scientifiques estiment qu’un rapport sexuel moyen dure entre trois et treize minutes, les magazines féminins parlent de préliminaires longs de trois quarts d’heure, tandis que les artistes évoquent dans leurs chansons des nuits d’amour entières !

D’où est venue l’idée de ce livre ?
D’Anaïs Vanel, directrice de collection Fluide Glamour. Elle voulait voir ce qu’une collaboration hors BD pure entre Arthur de Pins et moi pouvait donner, de préférence autour d’un bouquin fun et sexy. Le Kamasutra fut un des sujets potentiels, mais je n’en voulais pas : il y a déjà tellement eu de variations sur ce thème, dont le ChamaSutra illustré par Pénélope Bagieu. Nous avons finalement décidé d’en prendre le contre-pied
.

Comment vous êtes-vous retrouvée spécialiste ès sexualité ?
À la base, je suis journaliste. J’ai été reporter d’image pour France 3, où je m’ennuyais ferme. En 2002, j’ai ouvert un blog - à l’époque, j’appelais plutôt ça un « journal intime en ligne ». Chez moi, la sexualité n’a jamais été taboue : mes parents avaient une bibliothèque érotique nourrie, et le sexe faisait partie des choses dont nous discutions naturellement. Au fil des années, je me suis rendue compte que beaucoup de gens n’osaient pas en parler. Cela m’a poussée à creuser le sujet.
Mon blog est devenu moins personnel, je m’y mets aujourd’hui moins en avant.


*TEST : quelle bombe sexuelle êtes-vous ?

Comment avez-vous rencontré Arthur de Pins ?
Je l’ai interrogé pour le site Internet de
La Fraise, un « éditeur » de T-shirts pour lequel je travaillais. Beaucoup de mes copains étaient fans de ses dessins, mais je croyais que c’était un auteur assez vieux, puisqu’il bossait pour Fluide Glacial… Arthur a bien aimé mon interview, m’a « googlée » et a lu mon blog. Il m’a ensuite proposé de lui écrire des scénarios pour Péchés mignons, parce qu’il séchait sur le troisième tome

Propos recueillis par Laurence Le Saux
Source :
www.bodoi.info




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Date: 13/02/2009
Titre: Anti kamasutra à l'usage des gens normaux
Nom ou Pseudo: nabelle
Email:
Pays: Francophonie
reaction: ben fallait oser... et à vrai dire : "c'est pas faux !". finalement, si chacun se fait plaisir dans la posture de son choix, pourquoi se contorsionner ? ah si, pour garder la souplesse de nos 20 ans :)
ni bon ni mauvais le fait de chercher, de varier.... à chacun sa formule. on peut en redemander pendant un temps et vouloir du classique pour un autre temps !
moi c'est l'esprit du kama sutra qui me dérange. c'est assez violent en fait et derrière ces fameuses postures. le Tao me conviendrait mieux.
encore une histoire de goût !








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