LA CÉLÉBRATION DE LA SEXUALITÉ :
le Cantique des cantiques

Pénétrer le parc paradisiaque du Cantique des cantiques, c'est entrer dans ce beau jardin sensuel des fleurs et des animaux exotiques, des épices et des aromates aphrodisiaques, des fruits exquis et du vin parfumé. Ce jardin éveille et excite tous les sens. On aspire la senteur des parfums qu'exhalent la myrrhe, le nard, ainsi que la fragrance du pommier en fleur. On regarde les bondissements des gazelles sur les montagnes. On savoure des gâteaux de raisins et de dates et on déguste le meilleur des vins et des liqueurs. On entend les roucoulements de la tourterelle et de la colombe. On cueille des lis et caresse le poil doux d'un faon.

Ronald BERGEY*

En entrant le jardin secret des amoureux il faut savoir que…

La bien-aimée invite son amour à entrer dans son jardin pour manger de ses fruits exquis (4.16). Il y vient pour recueillir sa myrrhe avec ses aromates, manger son miel et boire son vin (5.1). Il y descend, comme une gazelle, pour paître parmi les lis (6.2-3,11). Ce jardin, comme le vignoble, le verger ou le champ, symbolise le corps, plus précisément, la sexualité.

Voilà pourquoi ce Cantique est «Le Cantique des cantiques» au sens superlatif. C'est le chant incomparable, le poème le plus beau, le cantique sublime.

«Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, amants» (5.1):
dimensions métaphoriques de la sexualité

Entrer dans ce paradis ( pardes , 4.13) des amoureux, dans lequel sentir ces fragrances et savourer ces délices symbolisent le désir et le plaisir, c'est évidemment franchir le seuil du monde de la métaphore. Les métaphores du Cantique éveillent les sens, d'où la conscience de la sensualité. Aspirer des parfums, c'est l'appréciation mutuelle de leurs attraits et l'anticipation de l'amour de l'autre (1.2-3,12-13). Cueillir des fruits ou paître parmi les fleurs, c'est jouir des intimités: embrasser, étreindre, caresser (1.12, 2.4, 6.2,11). Manger ou boire les délices, voire s'enivrer, c'est la jouissance sublime mutuelle, l'extase sexuelle (4.16-5.1). Si le désir est gourmand, l'assouvissement du désir, le plaisir, est gastronomique. Il ne manque pas de mets (1.12, 2.4, 5.1).

Dans le monde de ces amants, le bien-aimé n'est pas seulement un berger ou un jardinier (1.7, 6.2-3). Pour elle, lui, c'est aussi un «roi», et même un «Salomon» ( shelomoh , 1.5, 3.7,9,11, 8.11-12; cf. 1.1). Quant à la bien-aimée, si elle est bergère ou jardinière (1.6,8, 4.16), elle est aussi, pour lui, une «Salomonesse» ( shulamit , 7.1), une «fille d'un prince» (7.2). Tous les mets succulents, les festins et banquets, la litière somptueuse sont dignes de ce couple «royal» au jour de leurs noces (3.11) et de leur lune de miel (4.16-5.1).
«Tes caresses sont meilleures que du vin» (1.2, 4.10)

Contrairement à nos usages de la métaphore, qui renvoient souvent à la forme ou à la qualité d'une chose comparée, dans le Cantique, la métaphore, mettant en rapport deux choses différentes, véhicule un effet ou un état. Ainsi, en entendant «tes caresses sont meilleures que du vin», on ne cherche pas le rapport entre les caresses, ou plus précisément la jouissance sexuelle ( dôdîm , 1.2,4, 4.10, 7.13; cf. Ez 16.8, 23.7; Pr 7.18) et la substance liquide du vin, que ce soit son aspect, son goût ou son odeur, mais l'effet ou l'état que celui-ci produit: l'allégresse, l'exaltation, l'ivresse (5.1). La mise en rapport métaphorique du vin (le donneur de sens) et de l'amour (le récepteur de sens) vise à dynamiser la jouissance suprême. Et voici le fondement (le point de comparaison) de la métaphore: cette jouissance dépasse la réjouissance produite par le vin, le plaisir sexuel est plus exaltant que l'effet enivrant du vin.

En effet, la vigne dans le Cantique est une métaphore très appropriée de la sexualité de la bien-aimée (1.6, 8.12). La vigne est la source du vin, tout comme le corps de l'un est la source du plaisir de l'autre. C'est dans les vignobles que la bien-aimée souhaite donner son amour ( dôdîm , 7.13) à son amant ( dôd , 7.11,14). Pour que le vignoble donne son fruit à la personne pour laquelle il est cultivé, il faut, comme elle le fait, bien le garder (1.6, 8.12). Le vignoble est entouré d'un mur et, en son sein, il y a des tours ( cf. Es 5.2,5). Face à la question de sa chasteté avant le mariage, elle déclare: «Je suis un rempart et mes seins sont des tours» (8.10, cf. vv. 8-9). Le gardiennage du vignoble consiste aussi à chasser les «renards», ces «creuseurs de trous» en hébreu, qui ravagent les «vignes» (2.15), métaphore ici, comme dans des poèmes d'amour du Proche-Orient ancien, des coureurs de jupons. Ravager est le même mot (habal) , traduit plus loin par «concevoir, devenir enceinte»: elle veut éveiller son bien-aimé sous un pommier, «le même où ta mère t'a conçu» (8.5). Dans ce monde des amoureux, où le désir risque de frôler le plaisir «avant l'heure», elle ressent la grande responsabilité que représente le gardiennage de cette «vigne à moi dont je dispose» (8.12).

Un commentateur résume: «(…) l'amour du bien-aimé et de sa fiancée s'exprime en longues effusions lyriques qui intègrent, franchement et sans arrière-pensée, tous les aspects de la joie amoureuse, du plaisir sexuel discrètement évoqué (1.1-3,16, 2.6, 4.16-5.1, 7.8-9,13-14) à l'attachement du cœur le plus délicat.»

«Tes deux seins sont comme deux faons» (4.5)

Le désir et le plaisir mutuel s'entrelacent et font écho dans les mots tendres qu'ils expriment l'un envers l'autre. Quant aux attraits physiques, il s'exclame: «Que tu es belle, ma compagne, que tu es belle» (1.15, cf. 4.7); et elle répond: «Que tu es beau, mon chéri, combien agréable» (1.16). Quant aux intimités qu'elle désire: «Qu'il me baise des baisers de sa bouche» (1.2); et lui, il répond: «Tes lèvres distillent du miel… il y a sous ta langue du miel et du lait» (4.11); «Ton palais est comme le vin le meilleur» (7.10). Elle souhaite qu'«entre mes seins il passe la nuit» (1.13); en les effleurant, il murmure: «Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle qui paissent parmi les lis» (4.5, cf. 2.16, 7.4). Elle l'invite: «Sois, mon chéri, comme une gazelle ou un faon sur des monts séparés» (2.17); il répond: «Je m'en irai au mont ‹emmyrrhé › et à la colline encensée» (4.6). Dans l'étreinte mutuelle, elle soupire: «Sa main gauche est sous ma tête et sa droite m'enlace» (2.6, 8.3). Dans l'extase amoureuse, elle chuchote tendrement: «L'amour que tu fais est meilleur que du vin» (1.2); il répond: «L'amour que tu fais est beau, ma sœur, mon épouse, l'amour que tu fais est meilleur que du vin» (4.10). L'appartenance, corps et âme, est mutuelle et exclusive: «Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui» (2.16, 6.3, cf. 7.11).

«Que mon amour vienne dans son jardin… Je viens…» (4.16-5.1)

Au centre exact du Cantique, dans une petite section de vers (4.16-5.1), le bien-aimé, après le mariage (3.11), répond à l'invitation amoureuse de la bien-aimée: «Que mon amour vienne dans son jardin et qu'il mange de ses fruits.» Il répond: «Je viens dans mon jardin, ma sœur, ma mariée. Je recueille ma myrrhe avec mes aromates. Je mange mon rayon de miel avec mon miel. Je bois mon vin avec mon lait.» Auparavant un jardin clos (4.12), celui-ci lui est maintenant ouvert. Le poème atteint son apogée thématique et structurelle à la consommation du mariage. Ce couplet de versets, célébrant les intimités conjugales, est au cœur même du Cantique en gradation avec 111 lignes (ou 60 versets, plus le titre 1.1) de 1.2 à 4.15 et 111 lignes (55 versets) de 5.2 à 8.14.

En plus, toutes les métaphores principales du Cantique s'y concentrent et s'articulent autour de la métaphore par excellence de la sexualité, le jardin: y venir, manger, boire et recueillir, c'est la jouissance. Là où la jouissance s'intensifie, les métaphores se multiplient: myrrhe et aromates, rayon de miel et miel, vin et lait . L'époux jouit des fruits exquis que son épouse a gardés uniquement pour lui (7.14, cf. 8.12).

« Les contours de tes cuisses sont comme des joyaux, œuvre de mains d'artiste» (7.2)

L'éloge du corps de la femme le plus éloquent se trouve dans la bouche du bien-aimé (7.2-6, cf. 4.1-5). Son corps entier, sa beauté, le fascine. Il le décrit avec passion. Dans son grand plaisir, il fait des délices de ses membres. Commençant par les pieds, il regarde ensuite les cuisses et, montant à la partie la plus intime du bassin, puis à l'abdomen et aux seins, il arrive à la tête, au cou, aux yeux, au nez ainsi qu'aux cheveux. Pour lui, cette partie intime est «une coupe arrondie où le cocktail ne manque pas» (v. 3). En contraste avec la jouissance trouvée ailleurs dans le Cantique (1.2, 2.4, 5.1, 7.10), mise en rapport avec le vin, son sexe est métaphoriquement intensifié par l'image d'une boisson extrêmement enivrante (7.3, cf. 8.2). Le fondement métaphorique, c'est l'extase qui en dérive.

«Je le cherche…» (3.1-2, 5.6)

Cette pudeur trouve son rival dans deux poèmes ayant comme thème l'insomnie amoureuse de la bien-aimée ou sa recherche passionnée de son amour. Dans le premier poème (3.1-5), elle est sur son lit cherchant au long de la nuit celui qu'elle aime (3.1). Elle soupire: «Je cherche celui que j'aime, je le cherche mais je ne le trouve pas» (vv. 1-2). Elle cherche et elle cherche, mais en vain. Elle a envie de faire entrer son amour dans la chambre où sa mère l'a conçue (3.4). La consommation, certes, c'est ce qu'elle veut. Mais elle sait que satisfaire ce désir, cet amour éveillé, doit attendre le juste moment (v. 5, cf. 2.7, 8.4), le jour du mariage (3.6-11).

Dans le second poème de la recherche sur la couche nocturne (5.2-8), elle dormait mais elle s'est éveillée, attendant son mari. Elle avait tout préparé. Elle est sans chemise de nuit et lavée (v. 3) . Enfin, il arrive. Il fait des ouvertures mais, maintenant, pour elle ce n'est plus le moment (v. 3) . Il n'est pourtant pas découragé et il persiste . Pleinement éveillée maintenant, elle commence à «ouvrir» à son chéri (vv. 5-6), mais il n'est plus là. Elle «cherche», mais elle ne le trouve pas. Il n'est plus au rendez-vous (v. 6). Dans son ardeur amoureuse, elle se sent comme une fille des rues (v. 7, cf. 3.2). Frustrée, elle s'exclame: «Je suis malade d'amour!» (5.8)

«Le jour de son mariage, le jour où il est dans la joie» (3.11)

Le poème qui, en termes métaphoriques de la jouissance des fruits d'un jardin, célèbre l'acte sexuel, la consommation du mariage, est au centre précis du Cantique (4.16-5.1). Cette couronne est le commentaire par excellence de l'ordre créationnel: «Ils deviendront une seule chair» (Gn 2.24); après quoi, le constat de l'état idyllique du premier couple dans le jardin d'Eden (signifiant «plaisir»): «Tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, sans se faire mutuellement honte» (v. 25). Dans le Cantique, son jardin à elle est maintenant «son jardin» à lui (4.16-5.1). Il n'y a pas de fruits défendus (7.8-9)!

Le mariage, union scellée sur le lit conjugal, établit une alliance à vie entre un homme et une femme (Pr 2.16-17; Ml 2.14-15). Cette union est à la fois spirituelle et physique. Celle-ci est charnelle, car c'est le moment où les deux deviennent «une seule chair» (Gn 2.24; Mt 19.5; 1 Co 6.16; Ep 5.31). Elle est spirituelle car, comme le dit Jésus: «Ils ne sont plus deux; ils font un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.» (Mt 19.6; Mc 10.7-8; cf. Ml 2.16; Rm 7.2)

Le mariage est le reflet de l'amour de Dieu pour son peuple et de Christ pour l'Eglise. Cet amour divin est dépeint en termes de mariage. Dieu ou le Christ, c'est le Mari, l'Epoux. Le peuple ou l'Eglise, c'est la Mariée, l'Epouse. Ce rapport, scellé par une alliance, est présenté en termes de mariage, y compris sa consommation (Os 2.8-22; Jr 2.2; Ez 16.8; Ep 5.25; Ap 19.7-8, 21.9).

Au cœur de cette alliance est l'amour. L'amour passionné est dépeint dans le Cantique comme «la chaleur d'une flamme», «la foudre de Yah [forme abrégée de Yahveh]». Le véritable amour dont il est question est un engagement à vie: «Fort comme la mort est l'amour.» Il est mutuel et exclusif: «Indomptable comme Shéol est sa passion.» Quoi qu'il arrive, «les grandes eaux ne pourraient éteindre l'amour et les fleuves ne le submergeraient pas». Sa valeur est inestimable et «si quelqu'un donnait tout l'avoir de sa maison en échange de l'amour, on ne ferait que le mépriser» (8.6-7).

C'est l'amour qui régit la sexualité et la sexualité nourrit l'amour. La sexualité est le domaine de la vie par excellence, de la réciprocité, de l'appartenance mutuelle et de l'amour sans réserve. Le désir s'étend à l'autre et le plaisir vient de l'autre. On se donne, corps et âme, l'un à l'autre. Les deux font un.

«Vers moi est son désir» (7.11); «Je suis malade d'amour» (2.5 , 5.8); «Ses flammes sont des flammes ardentes» (8.6)

Quant au poème où l'épouse est tenue éveillée sur son lit par langueur et désir amoureux (5.2-8), quel autre passage dans la Bible peut mieux commenter Genèse 3.16 où, au sujet de la femme, il est dit «ton désir se portera vers ton mari» et le Cantique 7.11 où, quant à son mari, elle dit «vers moi est son désir»? La traduction de ce désir (teshuqah) en intimité conjugale n'est pas toujours évidente. Le désir chez l'un n'est pas toujours là, en même temps et au même degré, chez l'autre. D'où les frustrations sur le plan sexuel. Finalement, c'est un «mal d'amour» dont le seul remède est homéopathique, que seule une dose d'amour peut soulager.

Ce passage présente une image remarquable des types d'ajustements qui sont nécessaires dans la vie conjugale. Les différences entre homme et femme, la paresse naturelle, l'incertitude de l'un à l'égard des intentions de l'autre, les variations dans les rythmes de vie, le fait qu'on est peu disposé à changer ses habitudes en faveur de l'autre soulèvent le problème de la lecture des désirs de l'autre.

Ces désirs inassouvis peuvent se traduire, par exemple, chez lui par la possession ou chez elle par la manipulation. L'abstinence imposée, non négociée, n'est pas à l'ordre du jour (1 Co 7.1-5): «Ne vous privez pas l'un de l'autre, si ce n'est momentanément d'un commun accord» (v. 5). L'enjeu est d'être, peut-être, tenté par le manque de maîtrise de soi et, au pire, de s'ouvrir à l'occasion de l'adultère (v. 2) .

Tout en étant conscient et soucieux des besoins de l'autre, il est nécessaire de prendre en compte le rythme de vie avec ses pulsations inégales dans le couple, les divers degrés de pulsions sur le plan affectif, les différents moments de fatigue et de stress, des sentiments ondulants… L'amour dans la reconnaissance de l'autre oblige parfois que l'on renonce à ses droits, que l'on s'en prive pour un temps, ou, à l'inverse, que l'on se donne même si le moment n'est pas le meilleur. C'est ce climat de compréhension et de consentement mutuels qui permet la résiliation des désirs insatisfaits, pour un laps de temps défini, dans l'assurance mutuelle de l'amour inchangé, inconditionnel l'un pour l'autre. Trouver l'équilibre commence par la soumission du corps à l'autre, comme Paul le dit: «La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari; et, pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme.» (1 Co 7.4)

L'amour doit gouverner la sexualité et la sensualité. L'amour d'alliance est inconditionnel. Cet amour cherche le bien de l'autre et ne connaît ni limite ni épuisement. L'amour demeure au-delà du désir et du plaisir et il les régit. Sans l'amour, la jouissance sexuelle est un instinct animal, égoïste.

* R. Bergey est professeur d'hébreu et d'Ancien Testament à la Faculté libre de théologie réformée d'Aix-en-Provence.

Date :12-05-2006
Nom : Camille
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Réaction : Bonjour, Quel belle étude sur le cantique des cantiques ! A lire et à relire... J'ai été étonnée dans un premier temps par le choix des photos illustrant votre article. Je trouvais cela trop osé, un poil provoquant ! Mais au final, je pense qu'il faut appeler un chat un chat, ce qui est vraiment l'intention de l'auteur de cette étude. Donc je pense que les photos vont dans le même sens, pas la peine de se voiler la façe, on parle bien ici de sensualité, et le cantique des cantiques est effectivement un récit riche en teneur érotique, c'est bien de le remettre en lumière... Encore bravo, et merci d'avoir osé :-)

Camille

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Date : 19-05-2006
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : normand
Email : cosette.proulx@videotron.ca
Réaction : bonjour, quelle belle leçon d amour. Ca nous montre que c'est beau, et que on peut lire ce que vous avez ecrit avec le coeur, sans penser mal. C'est merveilleux de voir ce que le Seigneur a mit sur votre coeur. Continuez, c'est merveilleux, que Dieu vous bénisse.

normand

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Date : 21-05-2006
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : joce
Pays : Canada
Email : jocevie@hotmail.com
Réaction : Oui, C'est bien beau, mais nous ne sommes pas des idiots, nous savons très bien que quelqu'un qui regarde ces belles images et qui n'a pas ces fesses, ces seins et tout le reste, chez-lui, et si sa compagne n'a pas ces formes, il risque de vouloir voir autre choses. Des images sexy te poussent à vouloir en voir d'autres. Si la dame en question n'est pas rouleé comme cette fille, elle risque de ne pas être bien dans sa peau. Je pense qu'on peut se faire nos images, quand le cantique me dis les seins, je vois ceux de mon épouse légitime et si le cantique me parle de son ventre rond et de ses cuisses, je n'ai pas à en mettre d'autre sous mes yeux.
S'en tenir à l'autre texte du site qui dit que les médias nous donnent une fausse image de la beauté, je pense que ça ferait moins de trouble.

Joce

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Date : 23-05-2006
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : Bilbo
Pays : France
Réaction : Bonjour,

J'aimerais répondre à Joce, du canada : Je trouve sa réaction très saine, mais je pense que l'on peut aussi voir les choses autrement. Si je vois une jolie fille en bikini sur la plage ou sur une affiche, ou dans un film, et que je me sens excité par cette vision, je peux aussi apprécier que ma libido soit "titillée", et ramener ce désir et cette excitation à la maison, pour en faire bénéficier mon épouse.
Ce n'est pas la tromper, même dans mon imagination, puisque cela me rapproche d'elle, et qu'elle va "bénéficier" en quelque sorte de ce désir ravivé. Bien sûr, c'est à prendre avec des pincettes, on ne peut pas en faire une nouvelle théologie ! Mais c'est aussi une bonne manière de ne pas se culpabiliser à outrance, et de détourner la tentation pour en faire un atout au sein de la vie de couple...

Bilbo

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Date : 20-05-2006
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : fanfan
Réaction : Tout à fait d'accord avec Camille (voir plus haut), seulement ce qui me chagrine c'est que comme toujours on voit beaucoup plus le corps de la femme sur ces photos et quasiment pas le corps de l'homme, qui pourtant peut être lui aussi sensuel...
Sûrement que cela s'explique par le fait que c'est sans doute un homme qui a écrit l'article...
Mais je trouve que cet article bienvenu et qu'il est en effet essentiel de rapeller combien la sexualité telle que Dieu l'a voulue et créée est quelquechose de magnifique...



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Date : 29-06-2007
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : nico
Pays : France
E-mail : bombate3@hotmail.com
Réaction :
Bonjour,
j'ai egalement beaucoup apprécié le commentaire et j'ai aimé cette interprétation du caractère poétique de ce livre... il est vrai que le vocabulaire reste pas mal obscure aujourd'hui...

Par contre je me pose une question : j'ai tourné et retourné le livre, en prenant de nombreuses versions différentes pour voir si il est question d'un couple marié ou de fiancés...
En retournant à l'hébreux, il n'est jamais question de mariage... qu'en est il alors des relations qui sont décrites clairement (sans interprétation qui justement peuvent apporter un doute...)? Des fiancés ont ils "le droit" d'aller aussi loin dans la passion physique?... Je me pose réellement la question pour une raison que vous aurez deviné...

Si quelqu'un a des éléments de réponse bien fondés, je lui serai reconnaissant.
Merci

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Date : 01-07-2007
Titre de l'article : Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo : Bruno Dal-Palu
Pays : France
Réaction :
Bonjour, Votre remarque est pertinente et vous aurez remarqué que les religieux en font souvent l'impasse... Pourtant la réponse est simple pour des chrétiens qui croient en un Dieu d'amour... Si ces deux là s'aiment, qu'ils aillent jusqu'au bout de leur amour, car c'est qui le rend éternel... Le statut de leur relation ne compte pas, seule la relation d'amour compte...

Bien à vous. Bruno Dal-Palu...



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Date: 17/12/2009
Titre: Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo: cathy
Email:
Pays:
reaction: Il est clair à la lecture des extraits de ce texte et par les intitulés de l'auteur, que la consommation a lieu après le mariage. Elle parle de la vigne qu'elle a gardé en exclusivité pour son fiancé et qu'elle lui livre à présent qu'ils sont mariés. J'aurais apprécié le texte dépourvu d'image, car la force de ce texte réside dans la qualité des mots, la description textuelle, imagée et profonde du corps aimé et désiré, et du plaisir de l'union.

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Date: 11/02/2010
Titre: Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo: sixtine
Email:
Pays: France
reaction: bonjour ! ya des chose qui me choque ds le monde d'aujour d'hui
je suis choquer de voir des homme qui siffle par ce que une fille est belle . c'est pas pour ca que elle bone a coucher
on a un corp !! je n'ai rien contre les hommes mai y'en as c'est des pervers qui pensse que a ça et ca m'agace
prodigieusement sixtine

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Date: 06/11/2010
Titre: Le cantique des cantiques
Nom ou Pseudo: Valentine
Email:
Pays: France
reaction: Merci pour cette étude de ce superbe livre... C'est un encouragement pour tous les chrétiens, pour montrer une belle image de la sexualité, trop souvent souillée par une vision moderne bien basse... Merci beaucoup, et merci infiniment au Seigneur de nous avoir laissé des livres aussi riches et rassurants!








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